Editorial 2023

La réunion de rentrée, le 15 décembre 2022, a montré une belle mobilisation des forces au sein de notre Ecole doctorale d’histoire de l’art, avec l’accueil de 24 primo-doctorant.e.s qui rejoignent la cohorte des 159 inscrit.e.s dans notre ED, la seule mono-disciplinaire en France. Nous ne pouvons que nous réjouir de cette dynamique adossée sur l’activité d’un formidable réseau associatif qui lui donne toute sa visibilité. Cette année, une dizaine d’associations, couvrant différentes aires chronologiques et géographiques (de l’art médiéval à la période contemporaine, du patrimoine aux études cinématographiques, des cultures visuelles à l’historiographie de la mode) nous ont présenté leur site web ou blog d’informations ; elles sont généreusement impliquées dans le pilotage de séminaires et journées d’études, qui animent, tout au long de l’année, la recherche et à l’offre pédagogique croissante du parcours doctoral mis en place.

Nous entrons, dans les prochains jours, dans la préparation du dossier d’évaluation quinquennale de notre ED, qui sera défendu, au cours de l’année 2023, devant les membres de l’HCERES, l’instance nationale chargée d’évaluer les formations universitaires. C’est donc l’occasion d’un bilan d’étape, concernant aussi bien l’évolution de nos effectifs que l’optimisation de notre offre de formation et des systèmes d’accompagnement des doctorant.es. Plusieurs innovations marquent cette rentrée. La première est la création d’un Séminaire professoral commun. Pour améliorer notre offre interne de formation, l’ED441 a mis en place, à partir de ce semestre, un « Séminaire professoral commun » qui sera construit, chaque année, autour d’une thématique fédératrice. Cette année, le thème choisi est « Guerre et mémoire ». Cette nouvelle offre pédagogique sera assurée par les professeur.es et maitre.sses de conférence HdR, sur un programme annuel d’une dizaine de séances, couvrant l’ensemble des champs de notre département (histoire de l'art médiéval, moderne, contemporain, photographie, architecture, cinéma, patrimoine et musées). Ce sera l’occasion de croiser, selon ces champs, des outils bibliographiques et méthodologiques différents qui ne peuvent que fertiliser la maturation de vos propres choix personnels dans l’avancement théorique de votre thèse.

En termes d’accompagnement pédagogique, une autre nouveauté nous vient du récent arrêté ministériel d’août 2022 concernant l’étage doctoral de la formation universitaire. Elle concerne le « comité de suivi » de thèse et va vous mobiliser dans les prochains jours, du moins ceux et celles concerné.es par cette nouvelle mesure, à savoir les primo-entrant.es de ces trois dernières années (2020, 2021 et 2022). Comme il a été rappelé lors de la journée de rentrée, désormais, il n’y aura plus de commissions internes rencontrant les doctorants à la fin de la 3e année de thèse, mais un comité spécifique pour chaque doctorant, à partir de la fin de la première année d’inscription. Ce comité suivra l’étudiant.e tout au long de sa scolarité en doctorat, au rythme d’une réunion annuelle, donnant lieu à un compte rendu d’entretien. Plus qu’une nouvelle usine à gaz, ce comité de suivi dans sa version 2022, est une manière de s’assurer, avec vous, du bon déroulement de votre thèse dans des délais raisonnables. Vous savez combien l’investissement personnel dans cette filière doctorale est une aventure qu’il faut savoir gérer dans le temps. La communauté scientifique de notre ED et la formidable équipe administrative qui l’accompagne, sont là pour vous aider sur cette route, parfois vécue en solitaire, notamment en veillant à améliorer le cadre logistique et financier de cette formation. Nos moyens humains et financiers s’améliorent. Ils ne répondront pas à toutes les attentes, mais serviront la meilleure intégration de votre recherche dans un réseau international que nous souhaitons consolider dans les années à venir. La priorité sera double : augmenter les capacités de la mobilité doctorale sur projet de recherches, mais aussi, favoriser les aides financières pour la participation à des colloques à l’étranger et aux grands rendez-vous internationaux de la recherche, en particulier les candidatures à des panels lors des grandes rencontres internationales annuelles dont les voyages sont rarement financés, du type CAA (College Art Association), SLSA (Society of Literature, Sciences and the Arts), RSA (Renaissance Society of America), etc… Cela nous demandera aussi de trouver les bons outils pour consolider nos relations avec les meilleurs organismes de recherches internationaux.

Je vous souhaite, à toutes et à tous, une très belle année 2023, active et stimulante, pleine de circulations de savoirs qui seront autant de contrefeux salutaires et réjouissants à un environnement international bien sinistre et inquiétant.

Pascal Rousseau

Directeur de l’ED 441