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Soutenance

Soutenance de thèse / Lucie Prohin / Exposer l’habitat ouvrier en Europe (1851-1913)

L’ED 441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse de Lucie Prohin, préparée sous la direction de Jean-Philippe Garric :

Exposer l’habitat ouvrier en Europe (1851-1913).
Contribution à l’étude d’une culture architecturale transnationale

Lundi 19 octobre 2026 à 14h à la Galerie Colbert, salle Vasari

Jury

Barry Bergdoll, Meyer Schapiro Professor of Art History & Archaeology, Columbia University

Sophie Cras, Professeure des universités, Sciences Po Paris

Sigrid de Jong, Senior Lecturer & Researcher, gta Institute, ETH Zürich

Jean-Philippe Garric, Professeur des universités, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Directeur de thèse

Guy Lambert, Maître de conférences, ENSA Paris-Belleville

Antoine Picon, G. Ware Travelstead Professor, Harvard Graduate School of Design

Estelle Thibault, Professeure, ENSA Paris-Belleville

Résumé

Au cours de la seconde moitié du long XIXe siècle, la question du logement ouvrier s’affirme progressivement comme un sujet prégnant dans les nombreuses expositions universelles et internationales qui rythment cette période en Europe. Projets et réalisations d’habitations ouvrières y sont exposés par le biais de dispositifs variés, et ces événements donnent également lieu à l’édification de logements pérennes. Les publications sur l’habitat des classes laborieuses connaissent, en outre, des développements marquants à l’occasion de ces expositions, qui entretiennent des rapports étroits avec d’autres événements internationaux — au premier rang desquels les congrès. Si l’historiographie récente a souligné l’importance de ces rencontres scientifiques dans les transferts théoriques relatifs à l’habitat ouvrier, le rôle des expositions n’a encore jamais fait l’objet d’une étude approfondie. Notre thèse se propose donc d’analyser les multiples façons dont ces manifestations se sont saisies de cette question, et d’étudier les circulations transnationales d’idées et de modèles auxquelles elles ont donné lieu. Il s’agit de mettre en évidence l’évolution des stratégies expositionnaires des acteurs du champ, mais aussi plus largement la sédimentation d’un ensemble de références architecturales propre au domaine du logement des classes ouvrières. Située à l’intersection de plusieurs champs d’étude jusqu’ici trop rarement rapprochés, notre thèse ambitionne ainsi de contribuer à un renouvellement de l’histoire connectée de l’habitat ouvrier et à bon marché, tout en enrichissant les connaissances actuelles sur le fonctionnement matériel des expositions universelles et internationales.

Mots-clés : 

habitat ouvrier ; logement ; expositions universelles ; circulations transnationales ; culture architecturale