Soutenance de thèse / Michael Rauch / L’Expressionnisme « allemand » dans le discours postmoderne : les expositions, la critique d’art et la peinture contemporaine en France
L’ED 441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse de Michael Rauch, préparée sous la direction de Hubertus Kohle (LMU) et de Philippe Dagen (Paris 1)
L’Expressionnisme « allemand » dans le discours postmoderne : les expositions, la critique d’art et la peinture contemporaine en France
Der „deutsche“ Expressionismus im postmodernen Diskurs:
Ausstellungen, Kunstkritik und die zeitgenössische Malerei in Frankreich
16 mars 2026
9h00, en ligne
Jury
Philippe Dagen, professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de la thèse
Burcu Dogramaci, Ludwig-Maximilians-Universität München
Marie Gispert, professeure, Université Grenoble Alpes
Hubertus Kohle, Ludwig-Maximilians-Universität München, co-directeur de la thèse
François-René Martin, professeur, École nationale supérieure des beaux-arts de Paris / École du Louvre
Hélène Trespeuch, professeure, Université Bordeaux Montaigne
Résumé
Les déplacements idéologiques de signification de l’Expressionnisme au cours du XXe siècle commandent une analyse des structures institutionnelles ayant contribué à son instrumentalisation politique. La réception de cette période stylistique constitue à la fois un reflet et une distorsion de l’histoire allemande. À la suite du tournant de 1989-1991, il s’impose de se défaire des métarécits révolus qui ont légitimé des narrations devenues obsolètes. La pluralité des sociétés et des configurations intellectuelles postmodernes met ainsi en évidence la nécessité pour l’historiographie de l’art de se soumettre à un examen critique.
À travers une « expologie » – l’étude discursive et interprétative du médium de l’exposition – la présente thèse vise à déconstruire l’histoire récente de la réception de l’Expressionnisme. Cette recherche fondamentale est basée sur un vaste corpus de sources non éditées et des entretiens avec des témoins d’époque. À partir d’un prisme rétro-perspectif couvrant les premières expositions des années 1960 en France jusqu’à celles des années 2010, quatre axes catégoriels mettent en évidence, dans une dynamique parallèle, les différentes modalités de réception : I. la représentation extérieure de la République fédérale d’Allemagne dans une perspective de diplomatie culturelle ; II. les approches d’une historiographie de l’art transnationale ; III. le système de l’art pensé selon une logique économique ; IV. l’histoire des effets de l’Expressionnisme dans la peinture française.
Dans leur dimension transversale, ces schémas de réception sont réinscrits dans l’histoire des sciences et des mentalités. Sous les prémisses de la politique artistique, se révèle ainsi une histoire de l’art transnationale de dimension européenne, inscrite dans les institutions, les expositions et les collections privées, ainsi que dans l’histoire des transferts culturels de styles.
Mots clés : historiographie ; histoire de la réception ; histoire des collections et des institutions ; histoire des sciences ; histoire des styles ; critique d’art ; muséologie ; expographie ; expologie ; transfers culturels ; art et politique ; peinture ; Expressionnisme ; Fauvisme ; Néo-Expressionnisme ; avant-garde ; modernité ; postmodernisme ; art moderne ; art contemporain ; XXe siècle ; XXIe siècle ; Allemagne ; France ; Europe; transnational